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Grâce au DIF, vous pouvez, en tant qu’employé, demander une formation à votre employeur pour accroître vos compétences. Mais attention : ce dernier n’est pas tenu de l’accepter.
1. Qui peut en bénéficier ?
Tout salarié (à temps plein ou à temps partiel) a droit au DIF, à condition de compter un an d’ancienneté dans l’entreprise en CDI (contrat à durée indéterminée). En CDD (contrat à durée déterminée), il faut justifier de quatre mois de période travaillée au cours des douze derniers mois.
2. Quelle est la durée de la formation ?
Chaque année, votre compteur DIF augmente de vingt heures, et ce dans la limite de six ans, soit cent vingt heures au total. Si vous êtes en CDI à temps partiel, ou avez travaillé en CDD, vos heures de DIF sont calculées au prorata du temps de travail. Vous pouvez faire valoir vos droits au bout d’un an, selon la date retenue par votre employeur : celle-ci est fixée le plus souvent au 1er janvier ou au 7 mai.
3. À quoi peut-on se former ?
Le DIF peut être utilisé pour renforcer ses compétences, se perfectionner dans son emploi, ou accompagner un projet professionnel. Il peut donc s’agir d’une formation liée à votre cœur d’activité, ou au métier vers lequel vous souhaitez évoluer à moyen terme.
4. Quand se forme-t-on ?
Le DIF se déroule en principe en dehors du temps de travail, le soir ou pendant ses RTT (réduction du temps de travail). Dans ce cas, votre entreprise vous verse une allocation formation équivalant à 50 % de votre salaire horaire net par heure de DIF (en plus de votre rémunération). Toutefois, certains accords de branche ou d’entreprise permettent de se former en tout ou partie pendant son temps de travail. Dans ce cas, vous percevez normalement votre salaire.
5. A-t-on l’assurance d’obtenir sa formation ?
Non. Celle-ci ne peut se réaliser qu’avec l’accord de votre employeur, qui la prend en charge sur son budget formation.
6. Comment trouver les bons arguments ?
Mieux vaut miser sur une formation susceptible d’intéresser votre entreprise, en fonction de ses projets et de ses besoins. Elle peut avoir prévu des stages prioritaires au titre du DIF (langues, développement personnel...). Dans ce cas, faites une demande qui entre dans ce cadre, elle aura plus de chances d’être acceptée. À défaut, inspirez-vous des thèmes inscrits au plan de formation ou des formations DIF dites « prioritaires » dans l’accord de branche de votre secteur. Cela peut permettre à votre employeur de bénéficier d’aides financières de son OPCA (1), et donc d’accéder plus facilement à votre requête.
7. Comment faire sa demande ?
Vous devez confirmer votre intention par écrit, via un formulaire interne spécifique, une remise en mains propres ou une lettre libre en AR (accusé de réception). Votre employeur dispose d’un mois pour vous répondre. Passé ce délai, l’absence de réponse vaut acceptation.
8. Que faire en cas de refus ?
Vous pouvez réitérer votre demande immédiatement. Mais le mieux est de prendre le temps d’identifier les motifs de refus. Si votre dossier est rejeté pendant deux années civiles consécutives, vous pouvez vous adresser à l’organisme gestionnaire des fonds du CIF (congé individuel de formation) dont dépend votre entreprise. Il peut décider de financer votre formation, en fonction de ses priorités de prise en charge.
Christine Lotte-Chedal, consultante et spécialiste de la formation, directrice du cabinet Cnidos formation conseil, spécialisé dans l’ingénierie formation.
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