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Osons les classes prépa !
Vous avez cartonné la terminale ? Vous en voulez encore ? Une bonne raison de vous tourner vers les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) pour intégrer les plus prestigieuses écoles de France.
Normale Sup, HEC, les Mines, Polytechnique, les Ponts et Chaussées… que vous soyez matheux, littéraire ou économiste en herbe, il y a une grande école, et donc une classe prépa qui vous convient.
La voie des élites…
Les chiffres et les données révèlent une certaine reproduction des élites. Les nouveaux élèves des grandes écoles sont souvent fils et filles de diplômés. Il est vrai que bien souvent les prépas les plus performantes sont dans des établissements privés qui demandent des droits d’inscription très élevés. Ainsi un seul élève sur dix des classes prépas vient d’un milieu défavorisé, contre un sur trois il y a vingt ans. Mais ces chiffres ne prennent pas tout en compte. Notamment les dispositifs de discrimination positive, comme la procédure d’accès spécial pour les meilleurs élèves de lycées de ZEP mise en place à Sciences Po Paris, qui ne passent pas par la case prépa.
…est ouverte à tous, ou presque !
S’il faut bien sûr avoir un solide dossier et une motivation sans failles pour prétendre pousser les portes des grandes écoles, l’enjeu actuel est à la démocratisation du recrutement dans le creuset des futures élites françaises. Il n’y a donc aucune raison de ne pas tenter sa chance.
En 2007, 75 000 étudiants étaient inscrits en classes prépas, soit environ 3,5 % des étudiants de l’enseignement supérieur, ce qui n’est pas négligeable. Autre signe de cette volonté d’élargir la base sociologique des élèves : l’Ecole nationale de la magistrature a lancé une classe prépa à 15 candidats « méritants » et « issus des milieux défavorisés » qui est opérationnelle depuis janvier 2008.
Parce que la sélection à l’entrée des grandes écoles se fait sur concours, où seuls les meilleurs résultats obtiennent le précieux sésame, il est nécessaire de suivre un entraînement spécifique que les cours de l’université classique ne dispensent pas. Pourtant une année de prépa permet en général d’avoir des équivalences avec des filières universitaires comparables. Donc un concours raté à l’issue d’une année en prépa n’est pas nécessairement une année perdue. Osons la prépa !
Source : www.cidj.com
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