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Xavier Darcos :
ministre de l´Education nationale
Xavier Darcos, 59 ans
Licences de lettres et de philosophie, Agrégation de lettres, Doctorat de 3e cycle (études latines) et Doctorat d´Etat ès lettres et sciences humaines
Haut fonctionnaire, homme politique, membre de l´Institut
Secrétaire national à la culture de l´UMP
Portrait :
Un homme du sérail fin connaisseur des questions d´éducation
Le nouveau ministre de l´Education nationale, Xavier Darcos, bientôt 60 ans, est un homme du sérail proche d´Alain Juppé, fin connaisseur des rouages de la maison grâce à son passé d´inspecteur général et de ministre délégué à l´Enseignement scolaire. Professeur agrégé de lettres classiques, au lycée et en khâgne, monté dans les hautes sphères de l´Education nationale en 1992 comme inspecteur général, Xavier Darcos a mené une carrière politique parallèle à la mairie de Périgueux, qu´il a conquise en 1997 sous l´étiquette divers droite, puis au sénat (1998).
Homme courtois et même décrit comme chaleureux, dont les syndicats n´ont jamais remis en cause les compétences en matière d´éducation, Xavier Darcos possède le vocabulaire et les clés d´une machine Education nationale sur laquelle beaucoup se sont cassés les dents. Auteur de nombreux ouvrages - le dernier en date sur l´historien latin Tacite -, il a tâté du cabinet ministériel dès 1993, conseiller puis directeur du cabinet, alors, de l´UDF François Bayrou à l´Education nationale jusqu´en 1994. Entre 1995 et 1997, il conseille Alain Juppé à Matignon sur les questions éducatives, dont il s´est fait une spécialité, également politique. Pendant la campagne présidentielle de 2002, il rédige les discours du candidat Chirac consacrés à l´Education et, évidemment attend de pied ferme le portefeuille de la rue de Grenelle.
Mais l´ouverture du gouvernement Raffarin à la société civile lui coûte le poste. Il se voit relégué sans ambages ministre délégué à l´Enseignement scolaire d´un Luc Ferry pour lequel, c´est un euphémisme, il ne déborde pas d´admiration. Parallèlement, Xavier Darcos affûte, au fil d´ouvrages, de tribunes et d´interviews sa critique d´une école devenue "trop Club-Med", plaidant pour le "travail", l´"effort" et le "mérite", des vocables très proches de ceux utilisés par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne.
Hostile au "pédagogisme", volontiers pourfendeur de l´esprit soixante-huitard et de la volonté de placer l´élève "au centre du système scolaire" exprimée par la loi de 1989, Xavier Darcos rédige néanmoins et à la surprise générale un ouvrage à quatre mains avec Philippe Meirieu, un pédagogue aux options de gauche bien connues. Ce livre, intitulé "Deux voix pour une Ecole" a connu une sortie houleuse à l´automne 2003, contre l´avis de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre.
Entré tardivement dans un parti - l´UMP, en 2002, à son entrée au gouvernement -, Xavier Darcos a noué des liens d´amitié avec Alain Juppé, maire de Bordeaux, ville voisine de Périgueux. "Je me suis mis à exister politiquement avec Alain Juppé", confessait-il à des journalistes en 2002. Après un bref passage au ministère de la Coopération à la suite du remaniement du gouvernement Raffarin en 2004 - au cours duquel Luc Ferry est limogé -, Xavier Darcos a la surprise de faire partie des "remerciés" sans ménagement, au côté notamment de François Fillon, à l´arrivée de Dominique de Villepin à Matignon en 2005. Le maire de Périgueux ronge donc son frein, occupé par une nomination en juin 2005 comme ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l´OCDE.
Pendant son discret retour comme conseiller sur l´éducation pendant la campagne de Nicolas Sarkozy, il effectue une "mission" auprès des enseignants pour le compte de celui qui est depuis devenu président. Ses conclusions vont dans leur sens, préconisant la "suspension" du décret Robien, allongeant leur temps de travail et donnant la possibilité aux chefs d´établissement de les contraindre à enseigner deux matières.
(Avec AFP)
Ses dossiers prioritaires :
Le nouveau ministre de l´Education nationale Xavier Darcos, à peine entré en fonction, va trouver sur son bureau une lettre rédigée par l´ensemble des syndicats et lui demandant l´abrogation du décret Robien, touchant à leur temps de travail. Chantier numéro 1, ce décret dit "Robien" a pour objectif de supprimer à la rentrée prochaine 3.058 postes, en allongeant de une à trois heures le temps de travail de plusieurs dizaines de milliers d´enseignants et en donnant la possibilité aux chefs d´établissements de les contraindre à enseigner deux matières (bivalence).
Deux journées de grève et de manifestations menées par une intersyndicale représentant 99% des personnels, de l´extrême gauche à la droite, ont été bien suivies (entre 30% et 50% selon le ministère et les syndicats), marquant le traumatisme moral d´une profession qui se vit comme peu reconnue par la société. Alors que, pendant la campagne, Nicolas Sarkozy avait confié une mission à M. Darcos sur cette question, celui-ci avait estimé qu´il fallait "abroger ce décret pour reprendre tout à zéro sur les obligations de service des enseignants".
La suppression de la carte scolaire et la poursuite de la "relance" des ZEP constitueront deux autres chantiers prioritaires. Quant à l´application de la loi Fillon, elle est presque achevée, à l´exception notamment de la mise en place du nouveau brevet et celle des dispositifs de soutien.
(AFP)
source: www.lesechos.fr
Le Blog de Xavier Darcos: xavierdarcos.blogspirit.com
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